MURIEL RÉUS L’INDÉPENDANCE COMME DEVISE

MURIEL RÉUS, UNE INDÉPENDANTE À BRUXELLES

Blonde et d’âge mûr, Muriel Réus est plutôt du genre à ne pas se perdre dans des considérations rôle et casse la glace rapidement. Elle est venue pour dresser son portrait mais il faudra contrôler tout au long de notre entretien sa fougue non pas politicienne mais due à sa liberté de penser.
Muriel est née à Bastia, d’une maman italienne (Florence) et d’un père catalan – un mélange parfaitement détonant. Vers l’âge de 8 ans, elle « immigrera » à Marseille où elle réalisera l’ensemble de son cursus avec, pour les études supérieures, une incartade à Aix-en-Provence.
Muriel Réus est depuis toute jeune éprise de liberté, ainsi elle « monte à Paris » après ses études, où elle participera à la tournée Europe 1 en tant que responsable de la communication des médias et sillonnera la France de long en large. Cette expérience confortera ce qu’elle sait déjà : elle souhaite être libre et décider elle-même de son destin.

Entrepreneuse dans l’âme
Pour y parvenir à 22 ans, elle emprunte 15.000 ff sans aucune garantie mais les banques (de l’époque) savaient croire en une personnalité (nous sommes dans les années 80). Cette somme en poche, elle ouvre son agence de Pub, dont les bureaux se situent au boulevard de la Madeleine, et des marques comme BMW, Benetton, Danone, etc. décident de lui faire confiance. La petite entreprise passe ainsi en quelques mois de 2 à 10 employés. Le rythme est soutenu et, au bout de 6 ans, les offres de ventes étant légion, Muriel décide de vendre : elle hésitera entre Publicis de Maurice Lévy et RSCG de Jacques Séguéla. C’est ce dernier qui remportera la mise et deviendra son « mentor » ; elle a alors 28 ans… Elle décidera 6 ans plus tard de ne plus renouveler ce contrat qui la liait à RSCG, malgré l’insistance de Séguéla : « Ma liberté n’a pas de prix », lui répondra-t-elle.

Altruiste aussi
C’est encore à l’issue d’une rencontre, avec Leonello Brandolini, alors Président des éditions Laffont, qu’elle rencontre Dominique Lapierre, écrivain philanthrope. L’homme a 70 ans, nous sommes alors en pleine affaire « Union Carbide », qui fit selon les estimations entre 20.000 et 25.000 morts à Bhopal (Inde). Muriel Réus se rendra sur place, à Haïti, au Mali, au Pakistan pour se mettre au service de la population locale avec l’aide et sous l’impulsion de Dominique Lapierre.
Retour aux sources
Le retour en France se fera dans les médias : c’est alors que Patrick Le Lay, l’actuel PDG de TF1, lui demandera de le rejoindre sur TPS en tant que Directrice générale adjointe pour le développement de l’image. Elle rejoindra ensuite Maurice Lévy chez Publicis Event, où elle dirigera pas moins de 250 personnes et en profitera pour réaliser un Executive Master à HEC Paris.

Son entrée en politique…
En 2016, Muriel Réus rejoint François Fillon avec qui elle créera 350 communautés de femmes et écrira pour l’ancien candidat à la Présidentielle le programme destiné aux femmes. « Je croyais et crois toujours profondément au programme de François Fillon, mais nous savons tous que l’élection s’est jouée autrement, et j’en ai tiré les leçons. Si j’ai décidé de me lancer dans les législatives, c’est en outre en prenant conscience que sa liberté et celle de ses électeurs ne doivent pas être trahies pour des combinaisons d’appareil. Voilà pourquoi je suis libérale, européenne et indépendante« .
SB

MAÏT ARMOIR LE CONCEP-STORE QUI CARTONNE

maitc%cc%a7UNE ENTREPRENEUSE NÉE

Un oeil sur la porte, un autre sur la caisse et toute son attention pour nous, Maïté entre directement dans le vif du sujet, du haut de ses 24 ans. C’est la patronne et elle en possède déjà les bons réflexes.
Des études primaires au collège Saint-Michel de Bruxelles puis à Wavre, des secondaires à Wavre puis en Polynésie française, des études supérieures à Papeete puis sur le Campus de Louvain-La-Neuve… bref, une scolarité plurielle à son image.
« J’ai vu mes parents beaucoup travailler, j’ai donc été bercée dans cet univers où, quand on ne fait rien, il ne se passe rien. Pourtant, j’ai aussi compris que, si je pouvais m’investir corps et âme pour un projet, alors ce serait MON projet, je ne le ferais pas pour un tiers – je je l’ai trop vu faire par mes parents. Alors que j’entamais la fin de mon cycle supérieur, ce que je savais déjà s’est révélé à moi – l’école telle qu’on la connaît aujourd’hui, ce n’est pas pour moi. J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai été voir mes parents, leur ai expliqué
mes souhaits (interrompre mon cursus et ouvrir un concept-store sur le campus de Louvain-La-Neuve). Mes parents n’étaient pas surpris de ma décision, la seule question qu’ils se posaient depuis un temps certain était de savoir « quand » je la mettrais à exécution. Le projet exposé, ils ont fait corps avec moi pour que je puisse m’épanouir en le réalisant».

UN CONCEPT REDOUTABLEMENT EFFICACE

« Louvain-La-Neuve, je veux l’avoir et je l’aurai ».
J’ai vite intégré que LLN était un vivier d’étudiants perpétuels et que, comme eux, j’avais des besoins, des envies et une vie estudiantine riche et animée. J’ai donc décidé de répondre à des besoins probablement, des envies certainement, c’est pourquoi j’ai ouvert le Concept-Store « Maït Armoir » qui permet de s’habiller de la tête au pied, d’utiliser le bar à chignon minute, de se faire les ongles instantanément, bref de pouvoir sortir en Cercle pomponnée de A à Z en un temps record, le tout une coupe de champagne à la main.
vidéo de l’ouverture:

UN MONDE CONNECTÉ

Maïté maîtrise les réseaux sociaux et c’est le moins que l’on puisse dire en contemplant sa page Facebook pro (Maït Armoir) : et c’est bien plus de 200.000 personnes qui en sont membres, ce qui induit que le Concept-Store vedette de Louvain-La-Neuve compte des « afficionado »s d’un peu partout. « Oui, ce fut la surprise, les gens viennent de Bruxelles, de Liège, du Hainaut, de Namur, de Leuven, bref, d’un peu partout. Dans mon segment de marché, il faut une image, un service, des produits toujours différents avec un rapport qualité/prix de tout premier plan et, bien entendu, une politique digitale réfléchie, soutenue, offensive et complète. Aujourd’hui, nous avons finalisé notre site de vente en ligne avec bien entendu une réflexion sur la logistique qui permettra un temps de livraison le plus court possible».
SB

LES DEUX FONT LA PAIRE

_mg_5324L’un est brun, l’autre est (presque) blond, Jérémy est volubile, Pierre est réservé, l’un est fonceur, l’autre est analytique. Ils se sont rencontrés sur les bancs d’une école de Communication à Bruxelles (ECS). Alors que leur personnalité aurait dû les distancer, leur envie de créer leur propre entreprise les a rapprochés.

UN PROJET NÉ D’UNE BELLE COMPLICITÉ
Dans la même Classe en 2e année de communication, Jérémy s’assied devant et Pierre, lui, se place toujours derrière, ce qui illustre parfaitement leur tempérament. Pierre et Jérémy, c’est la même positive attitude. Pierre déclarera : « MERCURY, c’est l’idée de Jérémy, c’est son bébé ; quand il m’en a parlé, j’ai été séduit par le concept particulier de créer une Start-Up dans l’école en étant encore aux études et de travailler avec des étudiants en leur apportant cette exigence que demande toute entreprise. Je décide de rejoindre Jérémy et l’aventure commence ». MERCURY possède plusieurs objectifs identifiés :
a) permettre à des PME et TPE d’intégrer la notion de digital et réseaux socio dans leur démarche, notamment par de la
formation et du coaching ;
b) offrir aux TPE et PME la possibilité de travailler avec une agence souple, très jeune, dont l’ADN est la formation continue (puisque logée au sein de l’ECS) ;
d) permettre à des étudiants de Bachelor ou de Master à se frotter au quotidien aux besoins de l’entreprise.
Enfin, à peine ouverte, l’entreprise à déjà vu frapper à sa porte des marques des plus prestigieuses… Nous ne pouvons que leur souhaiter bonne chance.

enlight1-1Jérémy Foucray, né à Tour, c’est une forme d’intelligence vive, rapide sur la balle. Les études ne représentent pas vraiment un problème pour lui, même s’il confiera qu’il s’y est parfois ennuyé, même très ennuyé. Pour Jérémy, ce qui est important, c’est d’avancer, de pouvoir concrétiser ses propres idées ou la matière qu’il a assimilée dans le Cycle supérieur. Il l’accomplira au cours des stages qui ponctueront son cursus. Il laissera d’ailleurs chez Mc Anders (société de chasseurs de tête) une trace importante : Jaimie Haye, la Directrice générale, ne tarit d’ailleurs pas d’éloge sur son passage. Très (très) volubile, Jérémy aime débattre et convaincre ses interlocuteurs – il ne lâche jamais le « morceau ».

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Pierre Koob, c’est une sorte d’anti-Jérémy Foucray. Né dans le Var, il est arrivé en Belgique en 1998. Le jeune homme est posé, il a l’écoute passive mais bien réelle. Plutôt observateur, Pierre n’intervient que peu mais souvent de manière pertinente dans un débat. Il est le faiseur, celui qui mettra les idées en musique, fera respecter les délais, coordonnera l’ensemble des compétences dans un projet et gèrera l’incontournable administration que demande une entreprise aussi jeune soit-elle. Même s’il ne semble pas le créatif du duo, il possède cette capacité à intégrer sans difficulté les idées les plus « farfelues » et peut être capable de les structurer pour les rendre cohérentes dans un ensemble.
SB