Emirzian

MARIANNE EN PARLE :

DINH VAN BOUSCULE LA JOAILLERIE FRANÇAISE

Né à Boulogne-sur-Seine en 1927 d’une mère bretonne et d’un père vietnamien, Jean Dinh Van est considéré par la presse professionnelle comme un des joailliers français les plus créatifs des années 1960, apportant un nouveau souffle à l’univers du bijou.

Premiers pas
Après avoir étudié le dessin aux Arts Décoratifs, il entre en 1946 chez Cartier où il apprend pendant dix ans le métier d’artisan joaillier. En 1965, il ouvre son premier atelier de joaillerie place Gaillon (2ème arrondissement de Paris) et fonde sa société. Ses thèmes stylistiques le démarquent radicalement de l’univers traditionnel de la joaillerie, son design est épuré et intemporel.

Naissance d’un mythe
jean-dinh-vanEn 1967, il crée pour Pierre Cardin, la bague carrée 2 perles, dont le modèle est distribué dans les magasins du couturier, installant la renommée du joaillier. Elle sera vendue à plus de 1500 exemplaires et lancera la tendance des bijoux carrés. Par la suite, ses créations seront commercialisées à la boutique cadeau du Drugstore Publicis des Champs-Elysées, lieu mythique de l’époque. Dans la foulée, la première boutique Dinh Van ouvre ses portes en 1976 à Paris, rue de la Paix, dans le 2ème arrondissement. Surdoué et visionnaire, il est sélectionné comme un des quatre joailliers français les plus talentueux pour exposer à Montréal. Repéré à cette occasion par Cartier New York, il signe un accord de distribution pour le territoire américain. Son internationalisation est en marche. Dinh Van compte actuellement 15 boutiques en France dont 7 à Paris, 2 boutiques à Bruxelles, une à Madrid, une à Genève, une à Dubaï et de nombreux points de vente à travers le monde. En 1998, Jean Dinh Van cède la marque et les boutiques à un groupe d’investisseurs et devient consultant pour la Maison.

Sculpteur d’idées
Pour la création de ses bijoux, Jean Dinh Van part de la matière et non des croquis. Il travaille l’or à l’instinct jusqu’à en obtenir la forme finale, dont les proportions sont modelées dans une succession de prototypes.Il s’inspire des objets du quotidien purement fonctionnels, comme la menotte, la serrure, la punaise, ou la lame de rasoir.

Collections
Il existe actuellement une vingtaine de collections différentes de bijoux et une collection de montres. Parmi celles-ci, trois collections de bijoux se démarquent :

Menottes DVLa collection « Menottes », créée en 1976, symbolise l’amour, le lien, et l’amitié. Cette collection s’inspire d’une tête de clé enlacée dans une seconde à la forme identique. Les proportions permettant ainsi aux 2 éléments de s’ajuster en obtenant un fermoir idéal. Montée sur une chaîne en or, un rang de perles ou un simple cordon, le fermoir Menottes reste la signature de la Maison. La collection se décline en bagues, colliers, bracelets, boucles d’oreilles et boutons de manchettes, en argent ou en or, sertis ou non de diamants.

 

 

 

 

 

Seventies DVLa collection « Seventies », créée en 2001, reprend l’idée de l’anneau ressort du porte-clés. Mélange subtil de rondeurs et de lignes tendues, l’esthétique de cette collection fut un nouveau succès pour la marque et se décline également en bracelets, bagues et colliers, en or blanc, jaune ou rose, sertis ou non de diamants.

 

 

 

 

Spirale DVLa collection « Spirale », relancée en 2013, représente un système d’anneaux sous forme de spirales qui s’imbriquent les unes dans les autres, alliant rigueur géométrique et combinaisons à l’infini. Cette collection se décline en bagues, bracelets et pendentifs, en or blanc, jaune ou rose, sertis ou non de diamants blancs ou noirs. Imprégnée de design, essentiel dans ses formes, iconoclaste par ses inspirations, la Maison Dinh Van s’est taillée une place à part dans l’univers de la joaillerie. Depuis un demi-siècle ses bijoux continuent de s’inscrire dans une parfaite modernité.

 

 

 

 

 

Marianne Emirzian

Pour plus d’informations :
14 Place du Grand Sablon/1000 Bruxelles

16 rue de la Paix/75002 Paris
www.dinhvan.com